Protéger, réparer, replanter

Pour mieux protéger les biens et les personnes face aux crues de la Bourbre et de l’Hien, des ouvrages ont été réalisés le long des cours d’eau.

Malgré toutes les précautions prises pour préserver les boisements de bord de rivière que l’on appelle la ripisylve, ces travaux de prévention des inondations ont inévitablement impacté le couvert végétal. Lorsque c’est ainsi, la loi impose aux maîtres d’ouvrage ce que l’on appelle une compensation, selon des règles bien établies : « 1 » m² de destruction = « 2 » m² de compensation pour la forêt alluviale. Comme l’EPAGE (Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) intervient en rivière dans des milieux sensibles, les règles de compensation sont particulièrement importantes.

L’EPAGE a établi un programme de compensation ambitieux impliquant la (re)plantation d’environ 14 000 arbres et arbustes afin de restaurer des milieux naturels essentiels plus en aval du bassin versant. Les travaux se sont déroulés de novembre 2024 à mars 2025.
image Bourbe

 

 14 000 arbres représentent l’équivalent d’environ 12 terrains de football, tous à présent entièrement couverts de jeunes plantations !

Ces plantations ont principalement été réalisées sur l’aval de la Bourbre, sur les communes de :
Satolas-et-Bonce, Charvieu-Chavagneux, Tignieu-Jameyzieu, Chamagnieu et Colombier-Saugnieu.

Au-delà de l’objectif principal qui visait, comme expliqué plus haut, à compenser les impacts des aménagements sur la ripisylve (la forêt des bords de rivière), ce programme a été pensé afin de répondre à de nombreux enjeux complémentaires :

  • Restaurer la continuité écologique le long du cours d’eau pour offrir une autoroute du vivant et un poumon vert au territoire ;
  • Reconstituer des bandes boisées cohérentes avec des essences robustes et diversifiées proposant ainsi, pour longtemps, un habitat au plus grand nombre d’espèces possible ;
  • Apporter davantage d’ombre à la rivière et ainsi limiter le réchauffement de l’eau durant le pic de l’été et favoriser ainsi la biodiversité aquatique.

Autrement dit : replanter, oui… mais replanter malin.